• Meloe brevicollis.

    Meloe brevicollis.  Famille des  Meloidae.  Meloinae.                                                                 insecte coleoptere020

     

    C'est un coléoptère au corps noir, brillant, glabre, aux élytres courts, qui ne recouvrent pas entièrement l'abdomen.
    Il ne peut pas voler.  On  l'observe au printemps. 

    . Pronotum  transverse.

    . Les antennes,  droites,  s'épaississent progressivement jusqu'à l'extrémité. 

    Pour se défendre, l'adulte secrète un liquide toxique par les articulations des pattes (cantharidine).

    Les larves  vivent en parasites de  diverses espèces d'abeilles sauvages (cleptoparasites). 
    Elles ont un développement complexe, hypermétabole*.

    Les adultes sont polyphages (ils aiment en particulier le pissenlit). 

    Taille variable : de 17 à 21mm pour ceux-ci.

    Le 11 avril 2019. Mâle.

    Meloe.

     

    Meloe.  

    L'hémolymphe contient de la cantharidine, un composé  toxique.

    Meloe brevicollis.

    Pour pondre, les femelles choisissent de creuser  dans la terre très tassée, sèche, des chemins. Meloe brevicollis.

    Femelle.

    Meloe brevicollis. 

    La femelle est plus grande que le mâle,  avec l'abdomen volumineux. 

     Meloe brevicollis.

    Meloe.   

    C'est un petit coléoptère, comparé au Meloe proscarabeus.

    Meloe. 

    *L'HYPERMÉTAMORPHOSE.

    "...La larve des Méloïdes, avant l'arrivée à l'état de nymphe, passe par quatre formes, que je désigne sous les noms de larve primaire, seconde larve, pseudo-chrysalide, troisième larve.
    Le passage de l'une de ces formes à l'autre s'effectue par une simple mue, sans qu'il y ait des changements dans les viscères.

    La larve primaire est coriace, et s'établit sur le corps des hyménoptères. Son but est de se faire transporter dans une cellule pleine de miel. Arrivée dans la cellule, elle dévore l'oeuf de l'hyménoptère, et son rôle est fini.

    La seconde larve est molle, et diffère totalement de la larve primaire sous le rapport de ses caractères extérieurs. Elle se nourrit du miel que renferme la cellule usurpée.

    La pseudo-chrysalide est un corps privé de tout mouvement et revêtu de téguments cornés comparables à ceux des pupes et des chrysalides. Sur ces téguments se dessinent un masque céphalique sans parties mobiles et distinctes, six tubercules indices des pattes, et neuf paires d'orifices stigmatiques...Chez les Méloés, elle est simplement à demi invaginée dans la peau fendue de la seconde larve.

    La troisième larve reproduit, à peu de chose près, les caractères de la seconde ... Chez les Méloés, elle est à demi incluse dans les téguments pseudo-chrysalidaires fendus, comme ceux-ci sont, à leur tour, à demi inclus dans la peau de la seconde larve.

    A partir de cette troisième larve, les métamorphoses suivent leur cours habituel, c'est-à-dire que cette larve devient nymphe ; et cette nymphe, insecte parfait"...

    source : Souvenirs entomologiques, Jean-Henri FABRE, 1882, IIème Série, Chapitre 17.  
    https://www.e-fabre.com/e-texts/souvenirs_entomologiques/hypermetamorphose.htm

      

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